L’HORREUR DES ABATTOIRS

Un abattoir est un bâtiment industriel dans lequel les animaux sont abattus pour la consommation et la boucherie.
L’abattage désigne la mise à mort des animaux d’élevage dévolus à la production de viande ou de fourrure. L’abattage désigne par extension la mise à mort d’animaux pour limiter la population d’une espèce, éliminer un animal jugé nuisible ou dangereux, ou enrayer la propagation d’une maladie.

PISTOLET d’ABATTAGE

Encore appelé pistolet à projectile captif, cet outil, qui est beaucoup plus facile à utiliser dans les abattoirs que le classique merlin, est destiné à assommer les gros animaux de boucherie (porcs, bovins, chevaux) avant l’égorgement, lors du processus de l’abattage. Il a commencé à être utilisé systématiquement dès les années 1930…
Principe de fonctionnement : un piston est propulsé hors de la poignée cylindrique par de l’air comprimé ou l’explosion d’une charge de poudre (contenue dans une cartouche à blanc) et va violemment percuter le crâne de l’animal, avant de rentrer dans son logement sous l’effet d’un puissant ressort. L’animal assommé est ensuite vidé de son sang.

Le terme euthanasie sera employé en remplacement de celui d’abattage quand il s’agit d’abréger des souffrances, une agonie ou les animaux d’expérimentation des laboratoires de recherche.

ABATTOIRS : UNE SITUATION INQUIÉTANTE

De nombreux abattoirs ne sont pas aux normes malgré des rapports de la Cour des Comptes qui précise d’ailleurs que « la situation sanitaire des abattoirs français est préoccupante (…) et qu’en 2008, 41 % des établissements où l’on abat veaux, vaches, cochons et moutons, et 46 % de ceux où l’on tue volailles et lapins ne sont pas conformes ». Au point même que la direction générale de l’Alimentation (DGAL) a classé les abattoirs en quatre catégories. Les catégories I et II sont globalement conformes alors que les III et les IV ne répondent pas aux exigences sanitaires de la Communauté européenne. En 2012, il restait 16 abattoirs de boucherie (bovins, ovins, caprins, équins) et 31 abattoirs de volaille classés III et IV.

Un Français consomme en moyenne 7 bovins, 33 cochons, 9 chèvres et moutons, 1 300 volailles et 60 lapins dans une vie.

UNE SOUFFRANCE ANIMALE INUTILE

Derrière les rayons boucherie de nos grands supermarchés se cache la plus grande cruauté que l’espèce humaine ait jamais fait subir à l’espèce animale…
De la maltraitance inconsciente aux confins de l’horreur… Des fœtus sur le point de naître, s’asphyxiant lentement, jetés dans des bennes à viscères. Des étourdissements ratés, des animaux poussés à coup de chocs électrique…

L’abattage sans étourdissement fait polémique.
Témoignage de Anne de Loisy lors de sa visite à l’abattoir de Limoges : chaque vache est ensuite emprisonnée dans une sorte de piège pour la maintenir en position « La vache terrorisée a, depuis le piège, une vue plongeante sur le hall d’abattage et sur ses congénères en train de se faire tronçonner. Une source de stress supplémentaire pour l’animal et une infraction de plus à la réglementation » poursuit-elle. D’autre part, la cadence industrielle des abattoirs conduit à agir sur des bêtes encore vivantes « les vaches sont abattues à la chaîne (environ 1 toutes les minutes) alors qu’on devrait attendre que la précédente soit réellement morte (4 minutes environ) avant de passer à la suivante. »
Quant à l’abattage rituel, il dépend beaucoup de l’expérience du sacrificateur : « Dans un abattoir, j’ai assisté à une scène d’une atrocité sans nom. Le sacrificateur, qui n’avait reçu aucune formation, était particulièrement maladroit. Son couteau était mal aiguisé et il tranchait le cou des pauvres bêtes comme s’il coupait du pain. Les vaches ahanaient sous les allers et retours de son couteau, elles se débattaient de toutes leurs forces, se cabraient et s’étouffaient dans leur propre sang, en poussant des mugissements de terreur et de douleur » indique- t-elle dans son livre.

Depuis un arrêté de 1997, retranscrit depuis dans le Code rural et encore réaffirmé en 2013, la prise en compte du bien-être animal est une obligation pour toute entreprise d’abattage. Le Code précise que «toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitables» pendant toutes les opérations entourant la mise à mort. Le respect des règles établies en ce sens doit normalement être vérifié par les services vétérinaires.

84 KILOS DE VIANDE PAR FRANÇAIS

Un Français consomme en moyenne 7 bovins, 33 cochons, 9 chèvres et moutons, 1 300 volailles et 60 lapins dans une vie. Les Français consomment chacun 84 kilos de viande par an. Nous sommes parmi les plus gros consommateurs de viande en Europe. Une consommation très importante qui a conduit à une véritable industrialisation de l’abattage et toutes les dérives que l’on connaît.

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