La zoophilie

« Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende.
En cas de condamnation du propriétaire de l’animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal statue sur le sort de l’animal, qu’il ait été ou non placé au cours de la procédure judiciaire. Le tribunal peut prononcer la confiscation de l’animal et prévoir qu’il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, qui pourra librement en disposer.

La zoophilie sur Internet, un nouveau combat politique…

Une proposition de loi visant à interdire les images zoophiles a été déposée. Les internautes diffusant ces images seraient passibles de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende. La proposition a déjà été co-signée par 62 députés.

Le problème, c’est que ce combat politique peut paraître franchement annexe. Pas facile à justifier: «J’estime que la diffusion de telles images est une forme d’exploitation de violence sur les animaux particulièrement choquante et contraire à la dignité de l’Homme», nous expliquait le socialiste Jean-Luc Pérat auteur d’une question. L’interdiction de la zoophilie sur Internet s’inscrit également dans le combat mené par le gouvernement contre les «dérives d’Internet» au nom de la protection des enfants.

Dans sa rédaction actuelle, l’article 521-1 du code pénal semble se limiter aux «sévices» de nature sexuelle, ce qui pourrait autoriser une pratique zoophile respectueuse des animaux…
Mais la Cour de cassation a tranché la question en estimant dans un arrêt du 4 septembre 2007 que «des actes de pénétration sexuelle commis par une personne sur un animal constituent des sévices de nature sexuelle au sens dudit texte». Le prévenu avait pratiqué des actes de sodomie sur son poney «Junior» et avait écopé d’un an de prison avec sursis, assorti d’une interdiction définitive de posséder des animaux. L’«arrêt Junior» clarifie la loi, mais ne règle pas tous les cas de figures…

LA ZOOPHILIE ETRANGERE …

L’interdiction des pratiques sexuelles avec les animaux au Danemark n’est que la dernière en date. Auparavant, en Suède, cette pratique était prohibée uniquement dans le cas où les souffrances de l’animal pouvaient être démontrées. Mais depuis le 1er janvier 2014, les relations sexuelles avec un animal sont sanctionnées en Suède d’une amende et/ou d’une peine de prison de deux ans maximum, même si l’animal ne porte pas de trace de blessures. Le Danemark ne voulait pas rester comme l’un des derniers pays d’Europe à autoriser la pratique, attirant ainsi un tourisme très particulier.

Cette interdiction intervient après celle de l’Allemagne en décembre 2012, suite à une campagne efficace des vétérinaires allemands. Elle intervient aussi après des interdictions similaires en France (1971), Belgique (2007) et au Royaume-Uni (2003). La peine encourue en Allemagne reste moins sévère que chez ses voisins européens : 25.000 euros d’amende, même si aucune blessure n’est constatée.
La zoophilie encore légale dans trois pays européens
Hongrie, Roumanie, Finlande, dernier refuge de la bestialité légale
Trois pays européens n’ont pas interdit explicitement dans leur législation, et autorisent donc, implicitement, la zoophilie : la Roumanie, la Hongrie, et la Finlande. En Espagne, c’est la maltraitance des animaux qui est plus spécifiquement visée.
Ailleurs dans le monde, le champ est assez libre. Il n’existe pas de loi fédérale aux États-Unis condamnant la pratique, mais la plupart des états l’interdisent. Elle est condamnée au Canada. Mais légale au Japon…
Il est difficile de prouver qu’un animal souffre quand un humain l’utilise pour des relations sexuelles, et c’est pourquoi nous devons donner à l’animal la protection et le bénéfice du doute…

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