La Corrida

Se déroulant dans des arènes, la corrida est un spectacle tauromachique issu d’une longue tradition puisque sa forme actuelle, où la mise à mort est effectuée par le matador, à pied et armé de sa seule épée, remonte à Francisco Romero, dans la première moitié du XVIII ème siècle. Elle se déroule selon un rituel et des modalités bien fixés.
Une corrida commence par un paseo, le défilé initial de tous les participants. Le combat se divise ensuite en trois parties : au cours de la première partie, le tercio de pique, deux picadors affrontent le taureau et le blessent à l’aide d’une longue pique, ce qui permet à la fois de l’affaiblir et d’évaluer son comportement. Au cours du deuxième tercio, le tercio de banderilles, des banderilleros, voire le matador lui-même, plantent trois paires de banderilles dans le dos du taureau. Enfin, lors du troisième tercio (la mise à mort proprement dite), le matador, après une faena, une série de passes exécutées avec sa muleta (drap rouge), met à mort le taureau par l’estocade portée avec son épée.

L’avant corrida

Une présélection est établie :

Les éleveurs recherchent les sujets chez qui le goût du combat est le plus développé. Toreros et éleveurs se fixent sur un faisceau d’indices qui constituent l’apparence globale du taureau. Les parents du futur combattant doivent être sélectionnés, puis il faut conserver et développer chez le produit :

Sa bravoure, qualité qui pousse le taureau à charger la tête en bas. Cette caractéristique est importante car si l’animal chargeait avec la tête haute, voire à mi-hauteur, il rendrait la tâche du torero plus difficile.
Sa construction physique, qui est primordiale pour que le taureau ait plus de facilité à mettre la tête en bas. Il doit posséder :

  • Un garrot plus bas que l’arrière train.
  • Un long cou : plus il est court, moins il lui permet de suivre, tout près du sol, le leurre que lui propose le torero.

La loi française

La corrida est une maltraitance animale grave reconnue par la loi, mais tolérée par un article 521-1 du code pénal. Cette situation totalement paradoxale est contraire au bon sens et à notre constitution. Cette tolérance dans quelques villes du sud de la France est en parfaite incohérence avec les lois de la République…

Une activité illégale mais dépénalisée

Une législation très ambiguë et des juges aficionados !

L’utilisation abusive de cette tolérance par les pro-corridas, ainsi que son interprétation exagérément extensive par de nombreux magistrats (souvent juge et partie) font que les organisateurs de ces spectacles peuvent tout se permettre et ce, en dépit de la condamnation formelle des actes de cruauté et des sévices graves envers les animaux. Cette contradiction législative est une iniquité qu’un pays profondément démocratique comme le nôtre se doit d’abolir. Il nous paraît donc essentiel et urgent que nos députés se penchent sur ce cas et œuvrent dans le sens d’une abrogation de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du code pénal. Le CRAC (Comité Radicalement Anti Corrida) ainsi que d’autres parties comme le FLAC (Fédération des Luttes Anti Corrida) travaillent en ce sens auprès d’eux.

Depuis 1951, de nombreuses dérogations ont permis au lobby tauromachique de poursuivre ses pratiques sur le territoire français pour arriver à la situation actuelle : les arènes sont de fait assimilées à des abattoirs et les taureaux dits de combat sont donc des animaux de boucherie. Peut-on imaginer fin plus abjecte pour un animal que sa torture juste pour le plaisir d’une foule sanguinaire ?

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