Vivisection et expérimentation sur les animaux

Ces pratiques consistent à se servir de toutes les espèces d’animaux imaginables en les soumettant à des procédures expérimentales plus ou moins invasives, destructrices et douloureuses avec presque toujours la mort au bout du calvaire, par euthanasie ou suite aux expériences et tests réalisés dans les domaines les plus variés dont :

• L’industrie chimique (tests de toxicité pour la sécurité des produits d’entretien et chimiques et de substances aussi diverses que nocives,…),
• L’industrie pharmaceutique et les biotechnologies (molécules pour médicaments, prélèvements de tissus, d’organes, de sang, plasma..…),
• La recherche médicale (physiologie, pathologie, maladies neurodégénératives, parasitologie, chirurgie, traumatologie, maladies transmissibles à l’homme, médecine vétérinaire, génétique, sécurité alimentaire,…),
• La défense et la sécurité : tests d’armes classiques et N.R.B.C. (Nucléaires, Radiologiques, Biologiques et Chimiques),
• La recherche agronomique, les xénogreffes (transplantation interespèce),
• L’enseignement des « sciences de la vie »

Rappelons en outre que, stricto sensu,  le terme «vivisection» («découper le vivant») ne concerne qu’une petite partie de l’expérimentation sur les animaux, les tests et manipulations en tout genre (notamment à finalité de formation) et répétitifs à l’infini étant les plus gros consommateurs d’animaux réduits à l’état de « matériel biologique ».

D’autre part, si certaines expériences parviennent à être « abandonnées », d’autres, plus modernes, « prennent la relève », et sacrifient des rongeurs (de plus en plus transgéniques) toujours plus nombreux dans le cadre de la recherche fondamentale et de (re)tests en tout genre de molécules et substances chimiques.

A propos de ces chiffres…

En France, selon les derniers chiffres officiels disponibles, quelque 90% des «animaux de laboratoire» (soit plus de 2 millions d’individus) sont des rongeurs (souris, rats, cochons d’Inde,…). Les lapins, poissons, cochons et ovins (plusieurs dizaines de milliers) ainsi que les primates (quelques milliers) et autres espèces arrivent officiellement loin derrière tandis que les chats et les chiens (quelques milliers également) et les chevaux ne représentent qu’un nombre relativement faible des animaux expérimentés.

En réalité, malgré les chiffres officiels stratégiquement et volontairement minimalistes, ce sont bien plus de 3 millions d’animaux qui sont sacrifiés chaque année en France, ce qui place l’Hexagone dans le peloton de tête des pays européens pratiquant le plus de vivisection.

En France, plus de 500 établissements (publics et privés) utilisent, font souffrir et tuent des animaux en toute légalité.
Les laboratoires publics restent les plus gros consommateurs d’«animaux de laboratoire».

Quant aux laboratoires privés (pharmaceutiques notamment), certains se vantent de contribuer à la «diminution» du nombre d’animaux utilisés… La réalité est cependant bien plus cynique puisqu’en fait ils délocalisent tout simplement leur recherche à l’étranger ou la sous-traitent à des sociétés spécialisées dans l’expérimentation sur les animaux (CRO) implantées à travers toute l’Europe, dont la France, et dans le monde entier.

Tout ce petit monde fait travailler toute une chaîne de professionnels et de collaborateurs de la torture animale: les élevages spécialisés dans la fourniture d’animaux sélectionnés, sur mesure ou « prêts à l’emploi » ainsi que les fournisseurs d’équipements, de matériel et d’installations en tout genre pour les laboratoires d’expérimentation. Sans oublier les techniciens de laboratoire et agents vétérinaires chargés de veiller à leur manière sur les animaux emprisonnés dans les animaleries livrés aux mains d’expérimentateurs-chercheurs qui exercent sous couvert d’une licence et avec le soutien et la protection des autorités.

Ce que VOUS pouvez faire :

  • Avant d’envisager de sensibiliser le public au moyen de stands d’information, le premier geste que vous pouvez faire pour aider les animaux dans les laboratoires, est, en tant que consomm’acteur, de ne plus acheter de produits d’entretien testés sur les animaux et d’éviter d’acheter des cosmétiques et des produits de soin de fabricants plus ou moins éthiques mais continuant à cautionner les tests sur les animaux en acceptant de commercialiser leurs produits dans des pays comme la Chine, une nation qui continue d’imposer des tests sur les animaux pour vérifier la sécurité des produits cosmétiques, même importés d’Europe, région du monde où depuis mars 2013, plus aucun produit testé sur les animaux ne peut être, légalement du moins, commercialisé en Europe.
  • Faites une utilisation éclairée des médicaments
  • Ne soutenez pas certaines œuvres et campagnes qui financent la vivisection
  • Affirmez votre refus de la vivisection
  • Informez et sensibilisez votre entourage aux droits des animaux

Pour plus de renseignements n'hésitez pas à nous contacter