Zoo et delphinarium

Zoos : préservation des espèces… ou de leurs propres intérêts

Territoires

Côté pile, des milliers d’hectares de forêts, de plaines, de savanes ou de glace. Des proies plus ou moins faciles à détecter, à poursuivre et à attraper. Des prédateurs plus ou moins faciles à éviter, à refouler. Des sites aménagés pour dormir, pour manger, pour chasser, pour se cacher ou pour se reproduire. Des congénères à éviter ou à séduire. Des comportements à acquérir en imitant sa mère, son père ou un congénère, une famille à élever. Même si l’animal est né en captivité, sa nature sauvage demande à s’exprimer. Pour ces animaux détenus en captivité il est impossible de migrer, impossible de creuser des galeries pour l’animal fouisseur, impossible d’assouvir un comportement de toilettage faute de bassin ou de sable.

Les fausses bonnes raisons

Côté Face: 20 m2, une grille, 3 murs et un sol en béton. Alimentation fournie à heure fixe et en un endroit donné et une abondance de temps sans possibilité d’action ou de réaction. Les panneaux d’information placés devant les enclos mentionnent tout au plus le nom des animaux, leur origine géographique et leur alimentation. Dans ces conditions, il est difficile de s’instruire en observant leur comportement naturel.

L’ennui rend fou

Le zoo aménage les cages dans le but de satisfaire le public et non pour le bien-être des animaux. Il offre rarement à l’animal la possibilité d’accéder à un abri fermé dans lequel il pourrait s’isoler du regard des humains, se reposer ou élever ses jeunes. Les animaux subissent un stress engendrant un état dépressif et une dégradation physique importante. Une cage de zoo est donc d’une pauvreté totale qui frustre, déprime et rend fous beaucoup d’animaux.

Les zoos prétendent instruire le public et préserver les espèces menacées, mais ils ne font souvent ni l’un ni l’autre.

Devant l’impossibilité pour les animaux enfermés d’exprimer la variété de leur comportement la plupart des zoos ne peuvent pas prétendre être le reflet de la vie naturelle. Comment peut-t-on encore justifier de maintenir des êtres sensibles derrière des barreaux.

Delphinariums

A ce jour, en France, trois établissements présentent des dauphins au public. Si les responsables vous appâtent avec des beaux discours tout préparés, il y a bien des choses qu’ils ne vous disent pas. On ne vous dit pas comment les animaux sont arrachés à leur milieu naturel, à leur groupe (les liens sociaux sont très forts entre les individus d’un même groupe).
On ne vous dit pas que, si les animaux effectuent leurs acrobaties, ce n’est que parce qu’ils sont motivés par une récompense alimentaire. On ne vous dit pas que de nombreux dauphins meurent de stress, de maladie ou du fait de combats entre congénères qui sont forcés de vivre dans un groupe recomposé par l’homme. C’est pour ces raisons et bien d’autres encore que depuis des années, la Fondation dénonce les conditions dans lesquelles sont détenus les mammifères marins dans ces parcs en France comme à l’étranger.

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